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Histoire de Madagascar :




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Ranavalona 3 : Une Reine déchue :
















La guerre franco-hova se prolongea jusqu'en Septembre 1895 où les Français, parvenus devant la capitale Antananarivo, bombardèrent la colline du Rova où se trouvait le palais de la reine contraignant celle-ci à capituler.









Palais de la reine.







C'était la fin de quatre siècles de monarchie merina.








Couronne de la Reine Ranavalona 3









Le Premier Ministre : Rainilaiarivony fut exilé à Alger où il mourut l'année suivante. 









Le Premier Ministre Rainilaiarivony









La reine fut néanmoins maintenue en place n'ayant qu'un pouvoir purement représentatif avec pour Premier Ministre le général français Jacques DUCHESNE.




Elle fut très surprise qu'on ne lui demandât pas de l'épouser.




Mais quelque temps après ; la prise d'Antananarivo éclata la révolte dite des menalamba (foulards rouges) contre l'occupant, premier véritable mouvement nationaliste malgache en fait, qui obligea l'armée française à intervenir de nouveau pour la mâter.




On accusa l'entourage de la reine Ranavalona III d'avoir encouragé ce mouvement et plusieurs de ses membres furent exécutés.




Le gouverneur civil de la grande île, Hypolithe LAROCHE, fut remplacé par le général Joseph Galliéni en tant que gouverneur-général avec les pleins pouvoirs civils et militaires.




Celui-ci contraignit la reine Ranavalona III à signer un document par lequel toutes les possessions royales étaient dévolues à la France et la monarchie abolie, après quoi il la fit emprisonner dans son propre palais et mise au secret.




Elle proposa de se convertir au catholicisme pour prix de sa liberté mais Galliéni avait déjà décidé de l'exiler sur l'île de la Réunion ainsi que sa nièce de 14 ans, enceinte d'un officier français, la princesse Razafinandriamanitra.




Mais en détruisant la monarchie merina, garante d'une certaine unité nationale, Gallieni avait soulevé la haine de l'ensemble des Malgaches contre laquelle il dût lutter avec une extrême brutalité pour imposer la colonisation, au prix de plusieurs centaines de milliers de morts.





Il devait quitter la grande île en 1905 après avoir été nommé maréchal, la « pacification » terminée et c'est Jean-Victor AUGAGNEUR qui fut nommé Gouverneur.
 










 

Exil de la Reine Ranavalona 3 à la Réunion :

 
 



 








 
Dans le « Petit Journal » du 11/3/1897, le correspondant local raconte comment, après avoir quitté Antananarivo en filanzane  (chaise à porteur) le 13 Février, la reine embarqua sur le navire de guerre « Lapeyrouse » pour débarquer à Pointe-des-Galets, île de la Réunion, le 15 Mars.







 

La Reine Ranavalona 3 quitte Tananarive en filanzane









 








 

Ranavalona 3 à la Réunion










Une foule énorme estimée à 1500/2000 personnes était là depuis plusieurs heures pour l'accueillir.





Beaucoup de curiosité, certes, mais aucune hostilité bien au contraire, de la sympathie, voire de la pitié pour cette petite reine déchue bien étrangère au fond à tous les événements politiques dont elle avait été le centre.






Avec sa suite elle rejoignit Saint-Denis par le train, accueillie là aussi par une grande foule, pour gagner la résidence qui lui avait été assignée, une grande case créole (connue aujourd'hui comme « villa Ponama » mais qui avait appartenu aux de Villèle) à l'angle du Boulevard Lucien Gasparin et de la rue Roland Garros.








 








 

Villa Ponama (case créole) : Lieu de résidence de la Reine...









Elle en aima le cadre dit-on (sans toutes les constructions d'aujourd'hui) ayant vue sur le bas de la Rivière Saint-Denis, la Montagne, le Brulé et l'Océan.





Elle se rendit même à la cérémonie d'inauguration de la statue de la Madone de l'église de la Délivrance qui venait d'être construite juste en face, de l'autre côté de la Rivière, et y déposa une offrande, geste dont les Dionysiens furent profondément touchés.





Ses rares sorties en ville sous escorte attiraient les regards et les rares qui eurent contact avec elle louaient sa gentillesse, sa discrétion, tout en étant frappés par la tristesse de son regard.





La princesse Razafinandriamanitra, une de ses nièces, âgée seulement de 14 ans, qui l'avait accompagnée en exil et dont la grossesse était très avancée avait mal supporté le voyage et mourut en couches peu de jours après leur arrivée à la Réunion.








 









L'enfant, une petite fille, survécut et fut adoptée par l'ex-reine.





La jeune mère dût être inhumée anonymement, nulle trace de sa sépulture n'ayant été retrouvée.

 





 
 
A signaler qu'au cours des deux ans d'exil de Ranavalona III à la Réunion s'y trouvaient déjà deux autres personnages de noble naissance : le sultan de Grande Comore Saïd Ali et sa famille (qui résida dans l'île de 1894 à 1909 en fait) et la dernière reine de Mohéli (Comores) Ursule Salima Makimba alors élève-pensionnaire des religieuses de Saint-Joseph-de-Cluny.  

 





 

Durant cet exil, Ranavalona 3 fût totalement oubliée : La France avait alors décidé de laisser la petite reine dans son pensionnat sans se soucier de son sort...







 
Ranavalona III ne devait rester que deux ans à peine à la Réunion, du 15 mars 1897 à Novembre 1898 en fait.





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Ranavalona 3






 




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