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L'Histoire de Madagascar :

 

 

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Histoire des Rois et des Reines de Madagascar :

 




 

Ranavalona 1er  (de 1828 à 1861) :



 

 

 



 

Née en 1788, la reine RABODONANDRIANAMPOINIMERINA, plus connue sous le nom de RAMAVO était l’épouse du roi RADAMA 1er.




 

Elle est la fille aînée du prince ANDRIANTSALAMANJAKA et de la princesse RABODONANDRIANTOMPO (cousine du roi ANDRIANAMPOINIMERINA et adoptée par la princesse RALESOKA, la sœur aînée de ce dernier).




 

A la disparition subite du roi RADAMA I et en l’absence d’un héritier légitime, les fidèles du roi ANDRIANAMPOINIMERINA décidèrent de mettre l’épouse du roi défunt sur le trône, le 3 août 1828, afin d’éviter une guerre de succession.




 

Un an après le décès de RADAMA Ier,sa veuve : RANAVALONA Ière, est intronisée reine à ANDOHALO le 12 Août 1829. 




 

Les autres prétendants furent systématiquement éliminés ou exilés afin d’écarter tout danger.


 

A son intronisation, la Reine poursuivit l’œuvre de ses prédécesseurs : l’expansion territorial et la modernisation du royaume.



 

Pour ce faire, elle entreprit plusieurs expéditions dans le Menabe méridional, dans le Boina et dans les régions du nord, pour pacifier les territoires conquis.




 

D’autre part, la reine se devait de faire face à l’hostilité des Français, qui abordèrent une partie de la Côte orientale de l’Ile dès 1829, par l’intermédiaire de l’Amiral Gourbeyre.



 

Ces attaques subites ravivèrent la méfiance de la reine envers les ambitions des pays occidentaux.

 


 

Amiral Gourbeyre

L'Amiral Gourbeyre

 


 

De crainte de perdre l’Indépendance de son pays, elle lutte contre l’influence étrangère.




 

Certains fidèles chrétiens comme Rasalama Martiora, sont martyrisés ; considérés comme traîtres à leur patrie ("Mpivarotra tanindrazana" : littéralement "qui vend son pays"), les autochtones qui se convertissent au christianisme sont pourchassés.




 

D’ailleurs, la reine déclare à leur encontre "Miala amiko ka mba ialako, mahafoy ahy ka mba foiko" (Ils m’ont renié alors je les renie, ils ont renoncé à moi, je renonce à eux !) lors de son discours de 1849.





 

Elle dénonce également le traité anglo-malgache de 1820 et les missionnaires qui refusèrent d’effectuer les travaux d’éducation, (auxquels la reine tient) sont peu à peu expulsés du territoire à partir de 1835.





 

Seuls quelques techniciens indépendants, tel que Jean Laborde, sont tolérés pour moderniser le territoire : ce dernier introduit un grand nombre de nouveautés, techniques et dote Madagascar d’une industrie métallurgique et chimique ; il réussit à construire le Palais de la Reine (à Andohalo) sans l’aide d’aucun technicien.







L'artisan français Jean Laborde a bénéficié d’une faveur particulière due à ses accomplissements remarquables ; il a établi à Mantasoa, près d'Antananarivo, un centre industriel et de recherche agricole où il a fabriqué des produits s'étendant de la soie et du savon aux pistolets, aux outils, et au ciment.

 



 

 

Jean Laborde

L'architecte : Jean Laborde

 




 

Des expéditions permettent de consolider le royaume, de nouvelles régions côtières sont soumises et empêchent les Français de s’y établir.





 

Des contacts entre le port de Majunga et celui de Zanzibar permettent d’amoindrir l’influence européenne.





 

Ces campagnes diminuent considérablement les maigres ressources (financiers et démographiques) du pays.





 

Le bilan s’alourdit davantage quand ses troupes durent repousser les attaques simultanées des marines françaises et britanniques, en 1845.







Bien que les frontières de l’île fussent de plus en plus hermétiques, le commerce clandestin d’esclaves s’intensifie, et un afflux important de déportés étrangers (à l’origine de la communauté Mainty) parvient jusqu’au cœur de la capitale.

 



 

Défence du territoire

 




 

RANAVALONA Ier maintient durant la première partie de son règne la présence des européens.





 

Ainsi le missionnaire-architecte écossais, James CAMERON popularisera l'utilisation des briques séchées pour la construction des maisons.





 

Il créa également le prototype de la maison malgache répandue par la suite dans tout l'IMERINA avec ses éléments caractéristiques : colonnes de pierre ou de brique soutenant une véranda appelée varangue. L'architecte est également à l'origine du plus ancien plan de la ville, qui fut publié par ELLIS en 1838 dans l'ouvrage "History of Madagascar".







 

Ranavalona I et son fils Radama II







 

1828 :  Elle met fin à la politique de réformes menées par Radama 1er, les missionnaires sont persécutés et les traités avec le Royaume-Uni dénoncés.






 

Parallèlement, Jean LABORDE , autre figure de l'architecture locale développe une cité industrielle à MANTASOA (localité située à environ 60 kilomètres à l'est de la ville) et participe à la construction de nombreux édifices dans la capitale dont, au ROVA, le célèbre Palais MANJAKAMIADANA.

 




 

Sous son règne, la ville annexe de nombreux villages tels qu'ISORAKA, FARAVOHITRA, ANTANIMENA ou encore ANDRAVOHANGY.





 

Des travaux d'assèchement des marais de MAHAMASINA, sur les bords du lac ANOSY, permettront de créer un vaste champ de manœuvre.






 

Les Français en profitent pour revenir dans l'île : le palais de la reine, le Rova de Manjakamiadana, à Antananarivo, est bâti à l'initiative du négociant Jean Laborde.






 

La rivalité franco-britannique gagne en intensité avec le retour des Britanniques sur l'île.





 

En 1835, inquiète d'une trop forte influence européenne, la reine interdit aux malgaches de pratiquer le christianisme puis chasse en 1836 les missionnaires européens hors de son pays.

 




 

De vastes persécutions seront alors menées contre les chrétiens pendant près de vingt ans, faisant de la reine un personnage sanguinaire.





 

En 1857, un complot contre la Reine, organisé par Jean LABORDE, le commerçant LAMBERT, et l'écrivain-voyageuse Ida PFEIFFER, est alors déjoué, ce qui amène les commanditaires à être expulsés du pays.

 



 

Les Français, accusés de complot contre la reine, sont expulsés ainsi que les autres étrangers.





 

Sévère, la reine défendit avec acharnement son pays contre l’influence chrétienne et l’invasion européenne.






 

De ce fait, l’histoire fait d’elle, une reine symbole d’obscurantisme et de cruauté, alors que pour les siens, elle fut la fierté nationale, une grande souveraine patriote :





 

Ainsi dit-elle "Ny fomban-dRazako tsy mba mahamenitra ahy na mampatahotra ahy" (Je ne ressens ni honte ni crainte au sujet des coutumes de mes ancêtres).





 

La reine RANAVALONA Ière réussit donc à perpétuer l’œuvre du Grand roi ANDRIANAMPOINIMERINA et de son époux, le roi RADAMA Ier.




 

La Reine mourut le 18 août 1861 et laissa le trône à son fils RADAMA II.

 

 

 



 



 

Radama II (1861-1863) :



 

 

Roi Radama II

 







 

Radama II







 

Né le 23 septembre 1829 au palais d’Imasoandro (Antananarivo), le prince RAKOTOSEHENO-dRADAMA (appelé aussi RAKOTON-dRADAMA) est le fils de la reine Ranavalona 1er et de son deuxième époux, le général ANDRIAMIHAJA (premier ministre en 1828).






 

La reine le présenta comme le fils du roi Radama 1er, bien qu’il soit né quatorze mois après la mort de celui-ci.





 

De ce fait, il est déclaré héritier légitime du Royaume, le 8 octobre 1860, à Andohalo.

 




 

Le 23 septembre 1861, à la mort de la reine, le Prince héritier RAKOTO  est couronné roi à Mahamasina, sous le nom de RADAMA II.






 

Un traité d’amitié franco-malgache, signé avec Napoléon III, le reconnaît « Roi de Madagascar ».






 

Par la suite, d’autres traités signés avec la Grande-Bretagne et les autres puissances européennes, en font de même.






 

Son couronnement est un souffle d’espoir pour ses sujets, qui étaient usés par les années de privation et de répression marquant la dernière période du règne de RANAVALONA I (qui dut faire face à de nombreux complots contre son pouvoir).






 

A son avènement, le français Jean Laborde revient de son exil réunionnais et est nommé Consul de France.






 

RADAMA II permet également aux missionnaires de revenir au pays grâce à un édit royal autorisant la liberté religieuse.



 


 

Fortement influencé par ce dernier, RADAMA II veut se montrer comme un roi clément et libéral :




 

- Il abolit la peine de mort et décrète une amnistie générale.





 

- Les corvées (telle que le fanompoana, travaux non rémunérés pour le compte de l’Etat et de la collectivité) sont supprimées.





 

- La durée de service militaire est réduite, certains captifs sont libérés.





 


- Les portes du Royaume sont ouvertes sans restriction aux Européens. Les coutumes et institutions traditionnelles deviennent prohibées, contrairement à la culture européenne, qui est une marque de « civilisation ».





 

- Il proclame également la liberté de culte.

 







Ces grandes réformes provoquent de nombreux troubles et un sentiment d’insécurité au sein du pays ; l’anarchie est déclarée.





 

Roi libéral, il supprime corvées et privilèges et autorise aux étrangers d'accéder à AMBOHIMANGA, site jusqu'alors sacré.





 

Cette période de paix permet aux missionnaires de lancer de vastes constructions afin de faire oublier les années noires de la période précédente.





 

Les persécutions de la reine avaient soulevé une vive émotion en ANGLETERRE, ce qui permis à la L.M.S. ( London Missionary Society )de collecter des fonds pour la constructions d'édifices religieux, notamment les quatre "MEMORIAL CHURCHES" ou temples commémoratifs, idée lancée par le chef de la Mission, arrivé en 1862, le pasteur ELLIS.






 

La première route circulaire, faisant le tour de la colline d'ANALAMANGA (colline du ROVA), est alors inaugurée sous son règne.





 

Cependant, les travaux urbains menés par le nouveau Roi seront peu nombreux, (puisque son règne sera de très courte durée).






 

Jean Laborde parvient également à faire signer par le jeune souverain (qui se passa de consulter le premier Ministre RAINIVONINAHITRINIONY et les autres notables) une charte accordant à Joseph Lambert, aventurier français, un droit d’exploitation exclusif de tout le nord de Madagascar.

 



 

Dès lors, les ambitions coloniales s’affichaient ouvertement.

 



 

Le gouvernement considère cette décision comme une traîtrise : les ressources de la moitié du territoire national sont cédées aux puissances financières occidentales ; et l’indépendance du pays est largement compromise.






 

De plus en plus indifférent aux affaires du royaume, le roi refusa de revenir sur sa décision, préférant se consacrer aux amusements avec ses fidèles « menamaso » (« les yeux rouges »), ses compagnons d’orgie et tombant ainsi dans la débauche.

 






Le premier ministre et tous les notables du palais résolurent d’éliminer tous les « menamaso ».




 


Et le roi se fait étrangler le 11 mai 1863 (il sera assassiné au ROVA, dans un petit pavillon). 
 



 

Cette disparition brutale est un moyen de dénoncer la charte Lambert et de préserver l’indépendance du pays (contre les faiblesses du roi laxiste et les désirs coloniaux occidentaux).




 

Toutefois, le système monarchique fut profondément ébranlé ; de nombreuses révoltes éclatèrent, conduites par des individus se prétendant être RADAMA II lui-même, ayant échappé miraculeusement à son assassinat.

 





 

Roi traître à son pays, incompétent et influençable, il fut considéré comme le piètre descendant d’une grande lignée de souverains majestueux : il n’est plus que « RADAMA nanjaka-tapany », celui qui n’a « régné qu’à moitié ». 





 

Il fut inhumé à la sauvette dans sa propriété d’Ilafy et son nom fut effacé de la liste officielle des souverains de Madagascar.

 






Toutefois, ayant servi les intérêts coloniaux français, ceux-ci cherchèrent longtemps à le réhabiliter, en faisant de lui le « prince de la renaissance malgache ».



 


 



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